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Kenya :

Savourer des bières artisanales made in Kenya, c'est possible, et à Nairobi, c'est tendance. Les micro-brasseries se développent dans le pays où les Tuskers, White Cap et Pilsner de la multinationale East African Breweries Limited, ont longtemps été les seules options possibles pour les adeptes de mousses. Signe de l'évolution de la demande d'un...

Savourer des bières artisanales made in Kenya, c'est possible, et à Nairobi, c'est tendance. Les micro-brasseries se développent dans le pays où les Tuskers, White Cap et Pilsner de la multinationale East African Breweries Limited, ont longtemps été les seules options possibles pour les adeptes de mousses. Signe de l'évolution de la demande d'une classe moyenne grandissante.

La bière au Kenya 

La consommation moyenne de bière au Kenya est de 18 litres par personne et par an. Le Kenya consomme de loin la plus grande proportion de bière dans la région d'Afrique de l'Est, soit 44% de la consommation totale d'alcool.

Le maché de la bière au Kenya 

Les Kenyans aiment leur bière. Ils sont même considérés comme l'un des plus gros consommateurs de bière en Afrique. Tusker est sans doute l'une des marques de bière les plus connues dans la pays. Ces marques sont présentent sur le marché kenyan de la bière en 2013 grâce à un solide portefeuille de marques clés comme les bières Senator, Tukser et Pilsner, trois des marques les plus populaires au Kenya. Tusker est la marque principale de East African Breweries avec plus de 30% du marché de la bière kenyane. La marque est commercialisée depuis 1923. Tusker est aussi la plus grande marque de bière africaine du groupe Diageo.

Consommation de bière au Kenya 

La consommation de bière au Kenya est de 18 litres par personnes et par an. Le Kenyan est le plus gros buveur de bière dans la région d'Afrique de l'Est. Au Kenya, les pouvoirs publics prennent d'ailleurs des mesures radicales, contre la consommation alcoolique. Une loi promulguée en 2010, la loi Mututho, interdit la vente d'alcool en journée la semaine et en matinée le week-end.

Les marques de bières Kenyanes 

- Big Five ( brasserie ) : La brasserie artisanale Big Five est située à Nairobi.

- East African Breweries ( brasserie ) : La brasserie EABL, située à Nairobi au Kenya importe et produit plusieurs boissons dont les bières Tsuker ( brassée depuis 1922 ), Tusker lite, Bell, Serengeti, Balozi, Kilimanjaro.

- Keroche ( brasserie ) : Keroche Breweries Limited a débuté en 1997 comme une petite entreprise familiale.

Chang'aa, la bière qui tue plus vite que son ombre 

" Tue moi vite ", c'est littéralement ce que signifie en swahili le mot chang'aa, du nom de la bière artisanale consommée par des centaines de Kenyans dans les bidonvilles du pays, en particulier celui de Kibera, l'un des plus grands d'Afrique de l'Est.

Fabriqué dans les régions les plus pauvres de Kenya, cet alcool de contrebande local, également appelé busaa " bière de banane ", a déjà tué au moins des centaines de personnes et en aurait rendu aveugle des milliers d'autres( selon Rue89 ). Le phénomène n'est pas nouveau et le breuvage sévit depuis de nombreuses années.

Les raisons de son succès ? Son prix nettement inférieur à ceux des autres alcools en vente sur le marché. Un verre de cette bière coûte 10 shillings ( moins de 10 centimes d'euros ) quand la bière vaut en moyenne dans le pays entre 50 et 100 shillings ( soit environ 0.50 centimes à 1 euro ). Pas de doute qu'elle soit très populaire auprès des couches les plus démunies de la population. Pourtant boire un verre de cette boisson peut se révéler mortel. Distillée à partir de  maïs ou de millet, la bière chang'aa est coupée régulièrement avec du méthanol, révèle Rue 89. Pir , selon le site, " l'eau utilisée pour la distillation est saturée d'urine et de merde ". Rien d'étonnant alors à ce que " la police déniche des rats en pleine décomposition ou des petites culottes dans les grandes fournées de chang'aa."

Jusqu'à récement, le chang'aa était illégal au Kenya, mais le gouvernement a décidé de le légaliser en 2010dans le but d'imposer des règles de fabrication. Cette initiative s'inscrit dans la loi Mututho de novembre 2010 qui interdit le vente d'alcool en journée la semaine et en matinée le week-end. Désormais, selon la loi, le chang'aa doit être embouteillé, scellé, et doit porter un avertissement sur les dangers liée à la consommation. Le fabricant risque une amende et une peine de prison " si un ingrédient douteux est découverte ". D'autres initiatives sont même prises par des ONG locales pour expliquer aux apprentis-brasseurs comment distiller la boisson pour qu'elle devienne une bière sans danger mortel. Kenya Industrial Estate, une entreprise qui fournit des aides financières à de petits commerces locaux, a également annoncé qu'elle investirait dans des distilleries de chang'aa.

Toutes ces mesures suffiront-elles à mettre un terme au fléau de cette boisson également surnommée " Jet Fuel " ? Pas si sur dans ce pays désigné comme étant le plus grand buveur de bière d'Afrique d'après un rapport de l'Organisation Mondiale de la Santé ( OMS ) daté de 2011. Car malgré toutes ces annonces, la bière chang'aa continue de progresser au Kenya. Les brasseurs de bière se livreraient une compétition pour produire la chang'aa la plus forte, la police, corrompue, accepte des pots de vin pour laisser les fabricants continuer tranquillement leur business, et même les touristes étrangers, en visite dans les ghettos, viennent " se la coller tranquillement ".

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