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Ouganda :

La bière est une des boissons les plus consommées et le pays compte deux grandes brasseries. La Jinja's Nile Brewerie fabrique la Nile Special, la Club, L'ESB et la Castle tandis que l'Uganda Breweries brasse la Bell, la Pilsner et la Tusker Export. La plupart de ces bières sont déclinées avec des degrés d'alcool différents. Dans les villages on...

La bière est une des boissons les plus consommées et le pays compte deux grandes brasseries. La Jinja's Nile Brewerie fabrique la Nile Special, la Club, L'ESB et la Castle tandis que l'Uganda Breweries brasse la Bell, la Pilsner et la Tusker Export. La plupart de ces bières sont déclinées avec des degrés d'alcool différents. Dans les villages on distille des bières locales, communément appelées Waragi, fabriquées avec du millet ou une variété particulière de banane dite banane à bière.

SABMiller, des bières aux couleurs locales

Après l'Ouganda et bientôt l'Angola, la multinationale agroalimentaire adapte son breuvage universel aux régions d'Afrique selon les goûts et les règles du cru.

C'est sur la rive du nord du lac Victoria, à Jinja, à un endroit où des bulles d'air remontent mystérieusement à la surface pour signaler la source du plus long fleuve du monde, que Nile Breweries puise l'eau qui entre dans la fabrication de ses bières. Et notamment de sa marque Eagle, lancée en 2002, lorsque l'entreprise se portait mal. " Notre concurrent Uganda Breweries est installé à Kampala depuis 1946, et sa bière phare, Bell, a été difficile à détrôner. Mais à travers Eagle, nous pensons enfin avoir trouvé le produit qui plaît aux Ougandais ", se réjouit le PDG britannique de Nile Breweries, Nick Jenkinson.

 Eagle Lager et Eagle Extra :

Les deux produits lancés en 2002 rendent compte du sucès de ces bières à base de sorgho cultivé localement. En sept ans, la production a été multipliée par cinq, passant de 100 000 à 500 000 hectolitres. Et 8 000 emplois ont été créés dans la foulée, notamment dans la culture du sorgho. Au départ, la bière a été conçue pour le vaste marché rural, à faible revenus. Mais l'engouement est tel qu'elle est aujourd'hui réclamée dans les bars huppés de la capitale. Eagle fait aussi la fierté de la maison mère de Nile Breweries, SABMiller, le groupe anglo-sud-africain, plus que centenaire en Afrique du Sud et coté à la bourse de Londres depuis dix ans, réputé pour ses Pilsner Urquell, Grolsch ou encore Peroni Nastro Azzuro.

Succès dans les villes 

En 2001, à la suite d'une nouvelle disposition fiscale pénalisante, Nile Breweriesest sur le point de mettre la clé sous la porte quand elle est rachetée par SABMiller. " Le gouvernement ougandais venait de porter la taxe sur la bière à 70%. C'est alors que nous avons eu l'idée de produire une bière à base d'ingrédients locaux et non à partir d'orge et de malt importés. Ainsi, nous avons pu, en 2002, profiter d'un taux fiscal zéro, prévu pour encourager l'essor de l'agriculture du pays ", explique Nick Jenkinson. Mais nouveau coup dur en 2003 avec une nouvelle taxe de 20% du gouvernement ougandais sur le prix de vente de la bière lancée un an plus tôt, puis de 30%. " L'Eagle est vendue 1200 shillings ( 42 centimes d'euro ), ce qui demeure encore 30% moins cher que les marques préférées des citadins : Club, Bell ou encore Tusker et Nile. Bien sûr, quand le gouvernement augmente la taxe sur Eagle, nous constatons immédiatement une baisse des ventes. Mais nous savons maintenant que la clientèle est suffisament fidélisée pour supporter une taxe de 20%. Vu le succès de l'Eagle, le gouvernement gagne aussi à maintenir la taxation à ce niveau ", relève Nick Jenkinson.

Autre sujet d'inquiétude :

La production de bière avec des ingrédients locaux n'est pas sans obstacles. Surtout que Nile Breweries se vante d'utiliser des produits bio. " La culture du sorgho complète nos récoltes. J'apprécie aussi que Nile Breweries nous propose un prix fixe à la tonne. Mais niotre deuxième récolte de l'année ( ici 2009 ) est très pauvre, nous souhaiterions pouvoir acheter des engrais et des tracteurs ", insiste John-Michael Okiiso, un agriculteur de Kachumba, près de la frontière Kényane. " Nous ne sommes pas ici pour faire du bénévolat. Nous essayons maintenant de convaincre les agriculteurs de s'associer pour qu'ils puissent accéder à des crédits par les banques " rétorque Nigel Fairbrass, l'envoyé du siège londonien de SABMiller, pour faire le bilan du projet Eagle.

Bière au manioc 

Et pour faire face à des problèmes d'approvisionnement, la brasserie Nile Breweries à Jinja substitue quelquefois du maïs au sorgho.

Les pays africains ont beau être fiers de leurs bières locales, la majorité de leurs brasseries travaillent avec des ingrédients importés, orge et malt. " L'importation est une habitude coloniale qui a perduré malgré la mise au point de semences adaptées", précise Nigel Fairbrass. De son côté, SABMiller, maintient sa volonté de continuer à fabriquer des bières africaines. En 2010, en Angola, l'entreprise à lancé une bière à base de manioc à la place du maïs.

Les bières de banane 

L'élaboration de la bière de banane en Ouganda :

En Ouganda l'urgwagwa ( bière de banane ) résulte d'un processus compliqué. Les bananes vertes, bananes plantains ou bananes légumes sont les sources d'amidon. Elles sont mises à mûrir soit sur un fourneau, soit en les plaçant dans une fosse recouverte de feuilles de bananier pour la rendre hermétique. L'amidon subit alors une première évolution biochimique. Le jus de banane est mis alors en présence de malt de sorgho qui apporte les enzymes complémentaires pour la saccharification de l'emsemble. L'ensemencement est alors réalisé à l'aide d'un levain.

Le munkoyo : la biotechnologie de l'an 2000

Le titre évoque aussi bien l'an 2000 avant Jésus Christ que l'an 2000 du XXIè siècle. D.Griffon dans sa thèse de référence présentée à l'INP ( L'Institut Nationale Plytechnique )  de Lorraine en 1985 et intitulée " Contribution à l'étude des alternatives technologiques de saccharification enzymatique des substrats amylacés tropicaux " rapporte l'histoire que lui a racontée le griot de Luambo au shaba dans la région de Lulumbashi ex Léopoldville au Zaïre. Un éléphant amateur de manioc déterrait avec détermination un arbuste de Eminia Plyadénia Hauman en langage vernaculaire Munkoyo. L'éléphant quelques heure plus tard avait un comportement bizarre, très bizarre même puisqu'il se comportait comme sous l'emprise de l'alcool et un éléphant éthylique dénote dans la jungle africaine ! Forts de ces observations, les paysants se sont intéressées auc racines de ce végétal Munkoyo aux vertus inconnues. Ils ont découvert que ces racines utilisées comme agitateurs dans une bouillie de manioc ou maïs avaient la propriété remarquable de liquéfier cette bouillie, qui laissée quelques jours à l'air libre avait un goût bien exquis qui contribue à délier les langues.  

Quelques millénaires plus tard, les cherheurs de l'IRS ( Institut de Recherche Scientifique ) au Zaïre ont découvert que ces racines étaient douées d'un pouvoir amylolytique. Le fourquet enzymatique était là disonible prêt à être utilisé de nombreuse fois. Le fourquet est le symbole du brasseur, cet outil est en fait l'agitateur ajouré qui servait autrefois à la puissance des bras de remuer la " salade ", le mélange du malt moulu et de l'eau. Vive la biodiversité car à quelque milliers de kilomètres, en France au centre historique de l'ENSIA ( Ecole Nationale Supérieur des Industrie Agricoles et Alimentaires ) à Douai, des chercheurs s'évertuaient à immobiliser des enzymes sur des fibres de cellulose, afin de réutiliser ces enzymes coûteuses. L'excellent ouvrage de notre confrère belge Clément DELAUDE et collaborateurs " Munkoyo, les boissons fermentées africaines " aux Editions Antoine DEGIVE 1993 apportent des illustrations et des statistiques spectaculaires. Une estimation parle d'une consommation journalière par personne variant de 0.4 à 2.7 litres par jour de cette boisson Munkoyo. 

La fabrication du munkoyo 

Pour clore cet article sur la bière en Afrique, il est bon de rappeler que parallèlement aux bières industrielles des grands grouês internationaux qui s'netre déchirent pour acquérir des parts de marché, il existe une infinité de bières autochtones. Le génie de l'homme a su à partir d'un matériau amylacé produire une boisson de type bière. Ce breuvage présente pour les plus pauvres un apport déterminant du point de vue nutritionnel. Une boisson ancestrale la kaffir beer est produite industriellement à très bas coût pour les populations minières d'Afrique du Sud. 

Conclusion et dégustation 

La bière en Afrique se décline selon plusieurs registres. À côté des grands goupes internationaux et la South African Breweries groupe brassicole parmi les 5 plus puissants au monde perdurent des productions artisanales florissantes. Cette production de bières autochtonbes génèrent une activité économique importante, même si souvent ce secteur informel échappe aux statistiques officielles.

Pour terminer parlons dégustation, le gamin voleur de dolo bénéficira d'une boisson hygiénique dans la mesure où les micobes pathogènes ne se développent pas, le titre alcoolique de l'orde de 2 à 3° autorise une consommation avec modération, sa valeur nutritive lui confère l'appelation de pain liquide riche en vitamines du groupe B.

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