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Indonésie :

L'Indonésie est un petit marché pour la bière en comparaison avec la Chine et le Vietnam. Mais il est intéressant de souligner que celui-ci a connu une progression constante à près de 6% chaque année, résultat remarquable si on prend en compte la nouvelle interdiction imposée par le gouvernement sur les ventes de boissons alcoolisées dans les co...

L'Indonésie est un petit marché pour la bière en comparaison avec la Chine et le Vietnam. Mais il est intéressant de souligner que celui-ci a connu une progression constante à près de 6% chaque année, résultat remarquable si on prend en compte la nouvelle interdiction imposée par le gouvernement sur les ventes de boissons alcoolisées dans les commerces de proximité, décision qui pourrait avoir une incidence sur la moitié des ventes de bières dns la pays.

D'autres restrictions potentielles proposées par les partis islamiques viseraient aussi à interdire la production et la vente des boissons contenant plus d'un pourcent d'alcool. Ces pressions venues de toutes parts menaçant le marché de la bière ont d'ailleurs conduit le groupe Multi Bintang Indonesia ( dont Heineken détient 76% des parts ) de se concentrer désormais sur les bières non alcoolisées et les sodas.

A boire comme s'il en pleuvait...

Ethylo quoi ? 

Saviez-vous qu'en terme de consommation d'alcool, les Indonésiens sont sobres comme des unta ( chameaux )? Avec une consommation annuelle d'environ 0.1 litre d'équivalent " alcool pur " par " Kepala de pipa ", près de 92% de la population affirme ne pas avoir bu la moindre petite gouttelette dans les 12 derniers mois, et 82% de la population dit même ne jamais avoir bu d'alcool de leur vie.

Au cas ou vous vous demanderiez, en france c'est 11.8 litres d'équivalent " alcool pur " par tête de pipe, 5.2 % à marrée basse sur les 12 derniers mois et seulement 2% de camélidés dès la naissance. L'alcool le plus consommé en Indonésie est la bière , mais pas n'impote laquelle, la Bintang , qui appartient ( et a toujours appartenu, sauf entre 1957 et 1967 ) à Heineken. Mais c'est sans compter sur la consommation de mangues ou de fruits du jacquier trop mûrs, si mûrs qu'ils pétillent et déclenchent effectivement un état d'ivresse.

L'alcool tue en Indonésie, son absence aussi..

Ces derniers mois, plus de 100 personnes sont mortes dans l'archipel après avoir bu de l'alcool de contrebande. Si le phénomène n'est pas nouveau, il est en augmentation et semble être directement lié aux réglementations d'inspiration religieuse introduites ces deux dernières décénies par des gouvernements locaux pour lutter contre la consommation d'alcool.

En dépit de sa ferveur religieuse, l'Indonésie est en train d'apprendre à ses dépens que la limitation ou le bannissement de la vente de boissons alcoolisées peut avoir des conséquences tragiques dans un pays ou la culture de la boisson est déjà l'une des plus faible en Asie. Ces derniers mois, plus d'une centaine de personnes sont mortes à Java Ouest, dans le Grand Jakarta et en Papua après avoir consommé de l'oplosan, un terme javanais pour désigner l'alcool de contrebande fabriqué en quantités croissantes au moment où les gouvernements central et régionaux augmentent les prix et resserrent les contrôles.

Au-delà de Jakarta et de ses environs directs, la moitié des décès a été répertoriée autour de Bandung, la capitale de Java-Ouest, et un peu plus au sud de la même province dans la région religieusement conservatrice de Sukabumi.

En l'espace de six jours, un petit hôpital de 19 lits à Cicalengka, à l'ouest de Bandung, a ainsi été dépassé par l'arrivée de 93 patients souffrant de problèmes respiratoires, de maux de tête, de nausées et de visions floue, des symptômes courants de l'emposonnement au méthanol. En plus de mixer du méthanol et de l'alcool non dilué avec des boissons énergisantes, un cocktail déjà mortel en soi, les contrebandiers utilisent souvent des pilules contre les maux de tête, des liquides de batterie et même des insecticides dans leurs mixtures.

En Indonésie, le succès de l'unique brasserie artisanales du pays

Elle s'appelle Stark, elle est née en 2015 et c'est une rareté : une bière produite dans l'unique brasserie artisanale d'Indonésie, le plus grand pays musulman du monde, hostile à l'alcool pour des raisons religieuses. Les parents de Stark, Bona Budhisurya et son gendre Jacob Suryanata, deux entrepreneurs locaux, l'ont conçcue à base de froment et l'ont voulue artisanale. Selon une recette traditionnelle dans une brasserie indépendnate.

Pour la faire naître, les deux hommes ont défié les obstacles, dans ce pays peuplé à près de 90% de musulmans, en pariant sur une tendance moniale aux breuvages de meilleure qualité. Et ils sont aujourd'hui optimistes sur le développement de leur bébé. Après avoir voyagé dans d'autres pays et goûté à toute une série de boissons, leur constat fut net à leur retour en Indonésie : il n'y a " pas de bonne bière " dans l'archipel d'Asie du Sud-Est. " A l'étranger, nous avons bu beaucoup de bière de qualité ", raconte M. Budhisurya, issu d'une double minorité, chrétienne et chinoise.

Depuis le lancement de Stark, la brasserie artisanale a développé six variétés de bières, dont une au goût de mangue et une autre à la saveur de lychee. De nombreuses microbrasseries comme celle-ci connaissent un succès grandisant à travers le monde, surfant sur l'attrait actuel des consommateurs pour des boissons de caractère, plus savoureuses que les bières industrielles.

- Opposition de partis musulmans 

Bona Budhisurya et son gendre Jacob Suryanata estiment que leur tâche serait toutefois plus ardue s'ils devaient se lancer aujour'hui. Car l'opposition d'hommes politiques et de conservateurs musulmans adversaires de l'alcool ne cesse de croître et crée un climat d'incertitude. Certes, la bière et bien d'autres boissons fermentées sont en vente dans les grandes villes et les sites touristiques. Mais les autorités multiplient les assauts contre l'alcool proscrit par le Coran. 

En 2015, le gouvernement a ainsi interdit la vente de bière dans les supérettes, provoquant une chute brutale des bénéfices des grandes brasseries. Des partis musulmans ont même proposé une loi prohibant la consommation d'alcool dans le pays, mais cette disposition a très peu de chance d'aboutir. Il n'en reste pas moins difficile d'obtenir une autorisation pour distiller de l'alcool. Seules quelques sociétés telle Multi Bintang, qui produit la Bintang, la marque de bière indonésienne la plus populaire, dont la majorité du capital est contrôlée par le néerlandais Heinecken, qui possède une licence depuis des décénies.

M. Budhisurya, qui a étudié aux Etats-Unis, a fini par obtenir une licence à Bali, la seule île indonésienne à majorité hindoue, où l'alcool est consommé comme en Occident. L'avantage à Bali, c'est que l'accès à l'eau propre y est facile, contrairement à la capitale indonésienne Jakarta, où les sources d'eau sont souvent polluées. Or " on ne peut pas produire de bière si l'eau n'est pas bonne ", relève Albert Kurniawan, le directeur d'exploitation de la brasserie implantée près de Singaraja, dans le nord de l'île, et qui emploie une cinquantaine de personnes.

- Un grand défi 

Le plus grand défi de la brasserie a été de négocier avec l'Office de contrôle des produits alimentaires, qui doit approuver les breuvages alcoolisés avant leur commercialisation. Le délai pour obtenir une autorisation est en théorie de 90 jours ouvrés. Mais en réalité, cela prend entre six mois et un an, constate M.Budhisurya. Malgré les obstacles, les bières Stark ont trouvé leur place sur le marché indonésien : dans les bars et les supermarchés où viennent s'approvisionner de plus en plus de consommateurs et d'expatriés. Outre leur caractère particulier, elles ont aussi l'avantage d'être nettement moins chères que les marques importés.

Stark vend aujourd'hui entre 3.000 et 5.000 caisses de 24 bouteilles par mois, pour l'essentiel à Jakarta et Bali. Un succès de taille compte tenu des obstacles surmontés. Et la brasserie projette désormais de commercialiser ses produits à l'étranger ( Hong Kong, Singapour et Japon ). M.Budhisurya estime qu'il y a encore de potentiel de développement dans l'archipel indonésien de 255 millions d'habitants. Mais, de ce fait, le marché national reste limité par les considérations religieuses et les taxes élevées qui touchent l'alcool.

Peu d'Indonésiens boivent de la bière dans ce pays, où la consommation moyenne annuelle d'alcool était de 1.4 litre par personne en 2015. " Peu impote ", dit M.Budhisurya. " Nous produisons de la bière artisanale, ce qui signifie de la qualité ", dit-il, en voulant coire à un succès encore plus grand, ici ou ailleurs.

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